Saint-Tropez, le 3 décembre 2020
Monsieur le Président, Cher Valery,
J’ai pour vous une infinie reconnaissance car vous êtes le seul Président qui m’ait apporté une aide précieuse pour les animaux.
En 1977, alors que je bataillais contre le massacre des bébés phoques au Canada, un seul coup de téléphone désespéré et vous avez immédiatement fait le nécessaire pour une interdiction d’importation en France des fourrures de blanchons.
Plus tard, écœurée par les crash-tests faits avec des babouins dans les laboratoires de Lyon-Bron pour tester l’utilité des ceintures de sécurité des voitures, des milliers de ces animaux y trouvaient une mort atroce, balancés à tombeau ouvert sur des murs de béton devant ceux qui attendaient leur tour. C’était inhumain ! Vous avez immédiatement donné l’ordre de remplacer ces vies animales par des mannequins.
Pourtant vous étiez un chasseur mais non démuni de cœur et d’intelligence.
Vous avez été le dernier à faire rimer Présidence et Elégance.
Vous nous avez souhaité une France d’honneur et vous nous quittez, hélas, dans une France d’horreur.
Au revoir Valery
Brigitte Bardot