Améliorons les conditions d’élevage, de transport et d’abattage

La FBB

Améliorons les conditions d’élevage, de transport et d’abattage

Chaque jour en France, des millions d’animaux sont abattus pour leur viande.
Il est urgent d’agir sur les conditions d’élevage, de transport et d’abattage des animaux voués à être consommés.

Élevages intensifs

Caractéristiques des élevages intensifs

L’élevage intensif en France concerne principalement les volailles, porcs et bovins, et repose sur des systèmes à forte densité animale, souvent en bâtiments fermés sans accès à l’extérieur. Plus de 80 % des animaux d’élevage en France sont élevés dans ces conditions dites « standards », impliquant des cages ou des espaces confinés sans paille ni lumière naturelle. Ce modèle vise à maximiser la productivité tout en réduisant les coûts, mais il entraîne des critiques pour :

• Les conditions de vie des animaux : confinement, stress, absence d’accès à l’extérieur.

• Les impacts environnementaux : pollution par les déjections (nitrates et phosphates), émissions de gaz à effet de serre.

• Les risques sanitaires : usage préventif d’antibiotiques pour limiter les maladies dans ces environnements surpeuplés.

Élevage laitier

L’élevage laitier en France est une activité importante, avec environ 56 000 exploitations et 3,5 millions de vaches laitières. Les principales régions productrices incluent les départements bordant la Manche et les zones fromagères comme le Massif central et la Franche-Comté. 

Séparation mère-bébé dans les élevages laitiers

Dans les élevages laitiers, les veaux sont généralement séparés de leur mère dans les 24 premières heures suivant la naissance. La séparation précoce des veaux et des vaches dans les élevages laitiers a des conséquences à long terme sur le bien-être des vaches :

• Stress accru : Les vaches séparées de leur veau présentent des niveaux plus élevés de stress, mesurés par des indicateurs comme le cortisol. Ces vaches montrent aussi des comportements de détresse, comme des vocalisations fréquentes et une agitation prolongée. 

 

• Impact sur le comportement : Les mères ayant eu un contact prolongé avec leur veau sont généralement plus calmes et exploratrices. En revanche, celles qui subissent une séparation précoce peuvent développer une anxiété accrue et être moins sociables dans le troupeau

 

• Santé et lactation : Le stress lié à la séparation peut réduire la production d’ocytocine, essentielle pour la traite, entraînant une rétention de lait résiduel. Cela augmente le risque de mammite et peut affecter la qualité du lait.

Transports

Le transport des animaux vers les abattoirs en France et les revendications de la Fondation Brigitte Bardot (FBB) sont des sujets de préoccupation majeure pour le bien-être animal.

Conditions de transport des animaux en France

Les conditions de transport des animaux vivants vers les abattoirs sont souvent dénoncées pour leur cruauté :

• Durées de transport longues : Les trajets peuvent durer jusqu’à 29 heures pour certains animaux, avec des pauses obligatoires pour l’alimentation et le repos, mais sans limitation stricte de durée totale dans certains cas.

• Conditions extrêmes : Les animaux sont exposés à des températures élevées, souvent sans eau potable ni ventilation adéquate. Depuis 2022, les trajets vers les abattoirs ne peuvent pas dépasser 4,5 heures si la température dépasse 30°C, mais cette règle ne s’applique pas à tous les types d’animaux ou destinations.

• Surpopulation et blessures : Les camions sont souvent surchargés, ce qui entraîne un risque accru de blessures graves, voire la mort. Certains animaux blessés ou en gestation avancée, pourtant interdits au transport, sont parfois inclus dans ces trajets.

• Exportations hors UE : Les longs transports d’animaux vivants vers des pays tiers (Maghreb, Moyen-Orient) sont particulièrement critiqués pour leur durée excessive et leurs conditions déplorables.

Abattage

L’abattage des animaux en France est encadré par des règles strictes visant à limiter la souffrance animale :

• Étourdissement obligatoire : Avant leur mise à mort, les animaux doivent être étourdis pour éviter toute douleur. Les méthodes autorisées incluent l’électronarcose, le pistolet à tige perforante ou l’anesthésie gazeuse.

• Dérogations pour l’abattage rituel : Une exception est accordée pour les abattages rituels (halal et casher), où l’étourdissement préalable peut être omis. Cette dérogation est strictement encadrée et nécessite une autorisation préfectorale, ainsi que des contrôles réguliers pour garantir le respect des normes d’hygiène et de bien-être animal.

• Responsable bien-être animal (RBA) : Depuis la loi Agriculture et Alimentation, chaque abattoir doit disposer d’un RBA chargé de veiller au respect des règles de protection animale.

• Contrôles et inspections : Les Directions départementales de la protection des populations (DDPP) inspectent les abattoirs pour vérifier le respect des réglementations.

 

Malgré ces mesures, des enquêtes ont révélé des pratiques abusives dans certains abattoirs, telles que des cadences trop élevées ou un non-respect des procédures d’étourdissement.

Les attentes de la fondation brigitte bardot

Avancées : étourdissement obligatoire avant abattage (1964)

Grâce à l’intervention de Brigitte Bardot, un décret a été pris en 1964 rendant obligatoire l’étourdissement préalable des animaux de boucherie, sauf pour l’abattage rituel.

Le tout premier combat de Brigitte Bardot : célébrons les 60 ans du décret !

En janvier 1962, pour la première fois, Brigitte Bardot décide de donner un sens à sa notoriété internationale en prenant la défense des animaux. Elle plaide en direct à la télévision française, dans l’émission “Avocat d’un soir”, pour réclamer l’étourdissement des animaux avant leur abattage. Quelques jours plus tard, elle rencontre le ministre de l’Intérieur et lui remet plusieurs prototypes de pistolets, confiés par l’Œuvre d’Assistance aux Bêtes d’Abattoir (OABA), association créée peu auparavant pour dénoncer les cruelles conditions d’abattage des animaux d’élevage.

Cette action a de fortes répercussions et entraîne un changement de la réglementation française et européenne. En 1974, l’Europe impose l’étourdissement des animaux avant leur abattage pour leur épargner un supplice pouvant durer jusqu’à 11 minutes, selon le rapport d’expertise Douleurs Animales de l’INRA publié en 2009.

Une seule dérogation existe, appliquée principalement par la France, qui concerne les animaux tués dans le cadre de l’abattage rituel, juif ou musulman. Cette exception rituelle connaît une dérive constante : la filière des abattoirs a développé d’elle-même l’abattage rituel. Celui-ci est en effet plus rapide, l’étape de l’étourdissement étant supprimée, et donc moins onéreux que l’abattage légal. L’exception religieuse a été transformée en un simple levier de rentabilité.

Le 19 juin 2019, la tribune « Abattage sans étourdissement : en finir avec la souffrance animale et la tromperie des consommateurs » est publiée dans Le Monde.

Signée par la Fondation Brigitte Bardot, l’OABA et plusieurs syndicats vétérinaires, elle demande au gouvernement français :

  • l’insensibilisation de tous les animaux lors de leur abattage
  • la traçabilité des viandes grâce à un étiquetage informatif

sauvetage

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